Prévoir le nombre de prises électriques lors d'une rénovation
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Combien de prises et de circuits prévoir lors d’une rénovation ?

Quand on refait l’électricité d’une maison, une question arrive très vite : combien de prises électriques faut-il prévoir dans chaque pièce et où faut-il les placer ?

Il faut aussi déterminer quels équipements nécessitent un circuit spécifique et essayer d’anticiper les futurs besoins de la maison.

Lors de notre rénovation, j’ai distingué trois éléments pour concevoir notre installation : les minimums prévus par la norme à l’époque, nos besoins réels et les réserves pour l’avenir.

La réglementation constitue une bonne base pour éviter de prévoir trop peu. Mais elle ne peut pas deviner notre manière de vivre, le nombre d’appareils que nous utilisons ou les futures évolutions de la maison.

Voici donc comment nous avons déterminé le nombre de prises et de circuits électriques à prévoir lors de notre rénovation, et ce que je changerais aujourd’hui avec quelques années de recul.

Commencer par les exigences électriques applicables au moment de la rénovation

Au départ, je pensais réaliser moi-même toute l’installation électrique. J’ai donc commencé par m’intéresser sérieusement à la NF C 15-100.

J’ai essayé de consulter directement le texte, mais il est assez imposant. Je me suis finalement beaucoup appuyé sur des documents plus accessibles proposés par des fabricants de matériel électrique comme Legrand ou Schneider Electric.

Leurs guides et infographies permettaient de retrouver facilement les informations qui m’intéressaient : nombre minimal de prises selon les pièces, circuits spécialisés, calibres des disjoncteurs, sections de câbles ou encore nombre maximal de prises sur un circuit.

À l’époque de notre rénovation, en 2021, j’avais notamment retenu les valeurs suivantes :

  • 5 prises minimum dans un séjour de moins de 28 m² et 7 au-delà ;
  • 3 prises minimum dans une chambre ;
  • 1 prise dans les autres pièces de plus de 4 m², hors WC ;
  • 3 prises minimum dans une cuisine de moins de 4 m² ;
  • 6 prises minimum dans une cuisine de plus de 4 m², dont au moins 4 au niveau du plan de travail ;
  • des prises de communication RJ45 dans certaines pièces ;
  • des circuits spécifiques pour certains équipements.

Pour les circuits de prises classiques, j’avais également retenu deux possibilités : jusqu’à 8 prises avec des conducteurs de 1,5 mm² protégés par un disjoncteur de 16 A maximum, ou jusqu’à 12 prises avec des conducteurs de 2,5 mm² et un disjoncteur de 20 A maximum.

Ces informations nous ont servi de point de départ pour réfléchir à notre installation.

À retenir : ces données correspondent aux règles sur lesquelles je me suis appuyé lors de ma rénovation en 2021. Les normes électriques pouvant évoluer, vérifiez toujours les exigences applicables au moment où vous réalisez vos propres travaux.

Le nombre minimum de prises ne correspond pas forcément à vos besoins

Une fois ces minimums identifiés, nous avons regardé s’ils correspondaient réellement à notre manière de vivre.

Et c’est là que la réflexion devient beaucoup plus personnelle.

Nous avions réalisé les plans de notre maison avec Sweet Home 3D. Nous y avions placé les principaux meubles en essayant de reproduire leurs dimensions réelles : canapé, lits, meubles, cuisine…

Cela nous permettait de nous projeter dans chaque pièce et de réfléchir à l’emplacement des prises.

Évidemment, on ne peut pas tout anticiper. Lorsque l’on n’a pas encore d’enfant, par exemple, il est difficile de savoir précisément comment sera organisée sa future chambre d’adolescent.

Mais ce travail permet déjà d’éviter une bonne partie des erreurs.

C’est d’ailleurs la méthode que je conseillerais aujourd’hui : ne réfléchissez pas uniquement en nombre de prises. Réfléchissez d’abord à la manière dont vous allez utiliser chaque pièce.

C’est exactement la logique que nous avons suivie pour penser l’installation électrique de notre maison avant les travaux : définir d’abord l’aménagement et les usages, puis positionner les équipements électriques en conséquence.

Combien de prises avons-nous prévues dans chaque pièce ?

Dans l’ensemble, les minimums que nous avions identifiés correspondaient assez bien à nos besoins. Nous les avons néanmoins dépassés dans plusieurs pièces.

Le séjour : 8 prises, mais pas assez derrière la télévision

Nous avons installé 8 prises électriques dans le séjour.

Nous avions notamment prévu deux prises électriques à proximité de la télévision, ainsi que deux prises RJ45 et une prise d’antenne reliée à l’antenne du toit.

Avec le recul, deux prises électriques étaient clairement insuffisantes à cet endroit.

Entre la télévision, la box Internet, le boîtier TV et éventuellement un éclairage ou une base de téléphone, le nombre d’équipements branchés en permanence augmente très vite.

Nous avons donc fini par utiliser une multiprise.

Ce n’est pas un problème majeur dans notre cas, mais si je devais refaire cette partie aujourd’hui, je prévoirais davantage de prises murales derrière ou à proximité du meuble TV.

Nous avions également installé deux prises près du canapé. L’une est utilisée pour un éclairage d’appoint. L’autre est assez peu accessible et presque jamais utilisée.

Même constat près du poêle à granulés : nous avions prévu sa prise d’alimentation et une seconde juste à côté pour disposer d’un point électrique supplémentaire dans cette zone du séjour. Cette deuxième prise ne nous sert finalement jamais.

La cuisine : 11 prises au total

Dans la cuisine, nous sommes allés au-delà du minimum que nous avions identifié.

Nous avons 11 prises au total, dont 6 au niveau des plans de travail.

Nos plans de travail étant assez grands, nous avons préféré répartir plusieurs prises afin de pouvoir brancher facilement les différents appareils électroménagers.

À cela s’ajoutent les alimentations nécessaires au réfrigérateur, à la hotte, au micro-ondes, au four et à la plaque vitrocéramique.

C’est une pièce où il est particulièrement important de réfléchir à l’implantation avant de réaliser l’électricité.

Si vous connaissez déjà l’emplacement de votre hotte, par exemple, vous pouvez prévoir son alimentation directement derrière celle-ci plutôt que de vous retrouver ensuite avec un câble apparent.

C’est l’un des principes qui nous a guidés pendant la rénovation : je préfère définir l’agencement de la cuisine puis adapter l’installation électrique à cette cuisine, plutôt que de devoir adapter ensuite la cuisine aux arrivées électriques existantes.

Les chambres : au moins 3 prises et une prise RJ45

Dans les chambres, nous avons prévu au minimum trois prises électriques ainsi qu’une prise RJ45.

Dans notre chambre parentale, plus grande, nous en avons ajouté davantage, notamment une prise de chaque côté du lit pour les tables de chevet ainsi que deux autres prises dans la pièce.

La prise RJ45 de notre chambre ne nous servira probablement jamais. Mais elle est là et pourra éventuellement être utile à de futurs occupants.

Et même si la technologie évolue, la présence de la gaine peut elle-même devenir intéressante : il sera potentiellement possible de remplacer le câble par un autre type de câblage dans le futur.

Les salles de bain : prévoir aussi les évolutions futures

Dans nos salles de bain, nous avons généralement prévu deux prises accessibles, notamment à proximité du plan vasque, en tenant bien sûr compte des contraintes de sécurité liées aux points d’eau.

Nous avons également anticipé une éventuelle évolution des sèche-serviettes.

Ils fonctionnent actuellement avec notre chauffage à eau chaude, mais nous avons prévu une alimentation électrique en réserve. Si nous souhaitons un jour passer à des sèche-serviettes électriques, une partie du travail est donc déjà faite.

L’entrée, le couloir et même les toilettes

Notre entrée étant relativement grande, environ 8 m², nous y avons prévu deux prises.

Nous avons également deux prises dans notre long couloir, une à chaque extrémité.

Elles ne servent évidemment pas tous les jours, mais elles sont pratiques pour brancher ponctuellement un aspirateur, un nettoyeur vapeur ou un autre appareil ménager.

Nous avons même installé une prise dans les toilettes.

Elle n’a pas une grande utilité aujourd’hui, mais elle est disponible. Avec tous les appareils rechargeables que nous utilisons désormais, on ne sait jamais comment les usages peuvent évoluer.

Penser aux prises électriques que l’on oublie facilement

Certains besoins sont faciles à oublier lorsqu’on dessine son plan électrique.

Nous avons par exemple un placard dans le couloir dans lequel nous rangeons notre aspirateur sans fil. Nous y avons prévu une prise afin qu’il puisse rester rangé tout en rechargeant.

Même chose pour le robot aspirateur : nous avons prévu dans le séjour une prise à proximité de sa base.

Ce sont de petits détails, mais ils évitent d’avoir ensuite un appareil en charge au milieu d’une pièce ou un câble qui traverse un passage.

À l’inverse, nous n’avons pas installé de prises murales intégrant directement des ports USB. Nous avons préféré conserver des prises électriques traditionnelles et utiliser nos chargeurs.

Combien de prises prévoir dans le garage, l’atelier et la buanderie ?

Dans le sous-sol, nos besoins étaient différents de ceux des pièces de vie.

Dans le local technique, nous avons conservé deux prises au niveau du tableau électrique et fait ajouter deux autres prises pour notre système de gestion de l’eau de pluie.

L’une d’elles était initialement prévue en réserve. Elle sert aujourd’hui à alimenter la station de charge du robot tondeuse.

C’est un bon exemple de l’intérêt d’avoir quelques possibilités supplémentaires dans un local technique.

Dans le garage, nous avons deux prises : l’une près de la porte de garage et l’autre à proximité des véhicules. Elles permettent notamment de brancher des chargeurs ou de l’outillage.

Dans la partie atelier du sous-sol, nous avons trois prises réparties dans la pièce.

Enfin, dans la buanderie, nous avons plusieurs prises à différentes hauteurs. Certaines servent aux équipements classiques comme le lave-linge et le sèche-linge, mais nous avons également une alimentation pour notre pompe de relevage des eaux grises.

Quels équipements nécessitent un circuit électrique spécifique ?

Le nombre de prises n’est qu’une partie de la réflexion. Certains appareils nécessitent également des circuits spécifiques.

Dans notre installation, nous avons notamment pris en compte les équipements comme la plaque de cuisson, le four ou le lave-linge.

À l’inverse, d’autres appareils comme notre micro-ondes ou notre sèche-linge sont branchés sur des prises traditionnelles.

D’autres équipements de la maison doivent également être intégrés à la réflexion : VMC, chaudière, sèche-serviettes, volets roulants, interphone, porte de garage, portail…

Pour la répartition précise des différents circuits de prises et d’éclairage, en revanche, j’ai laissé faire l’électricien.

J’avais préparé le plan en définissant nos besoins pièce par pièce, mais je n’avais pas conçu moi-même la répartition finale des circuits.

L’électricien les a regroupés selon une logique géographique, par exemple plusieurs chambres ensemble ou certaines zones de la maison sur un même circuit. Il a appliqué la même logique pour les éclairages.

C’est une distinction importante : déterminer ses besoins et l’emplacement des prises ne signifie pas forcément dimensionner soi-même toute l’installation électrique.

Anticiper les futurs équipements électriques de la maison

Lors d’une rénovation importante, certaines anticipations sont relativement simples parce que les murs, plafonds ou gaines sont encore accessibles.

Une fois la maison terminée, la situation est différente.

Nous savions par exemple que nous souhaitions installer des panneaux photovoltaïques plus tard. Nous avons donc prévu des gaines vides entre les combles perdus et le local technique.

Lorsque les panneaux ont finalement été installés, cette anticipation nous a facilité le passage des câbles.

Nous avions également anticipé l’électrification future des volets roulants. L’électricien avait précâblé les arrivées à proximité des fenêtres. Lorsque les volets ont été installés, les installateurs n’avaient plus qu’à utiliser les câbles déjà présents.

À l’inverse, nous n’avions pas spécialement anticipé l’installation d’une borne de recharge pour voiture électrique.

Dans notre configuration, son ajout a heureusement été relativement simple : nous avons pu ajouter les protections nécessaires au tableau puis tirer une ligne dédiée jusqu’à la borne.

Même chose pour notre portail extérieur, dont l’électrification n’avait pas été prévue dès la rénovation. Il a fallu adapter l’installation par la suite.

L’objectif n’est donc pas de tout prévoir. Il s’agit plutôt d’identifier les évolutions suffisamment probables pour lesquelles une petite anticipation pendant les travaux peut éviter de gros travaux plus tard.

Parfois, prévoir une gaine vide est plus utile que prévoir le bon câble

L’un des meilleurs exemples dans notre maison concerne le visiophone.

Au moment de la rénovation, nous ne savions pas encore quel modèle nous allions installer ni quelle technologie il utiliserait.

Nous avons donc demandé à l’électricien de prévoir à la fois une alimentation électrique et un câble de communication.

Nous avons appliqué la même logique dans un emplacement central du couloir où nous envisagions éventuellement d’installer un équipement Wi-Fi. Selon la solution choisie, nous pouvions avoir besoin d’une alimentation électrique, d’un câble réseau ou des deux.

Finalement, pour le visiophone, le câble de communication prévu initialement n’a pas été utilisé tel quel.

Mais sa gaine, elle, nous a été très utile.

Nous avons pu nous en servir pour tirer le câblage dont nous avions réellement besoin jusqu’à l’interphone situé au niveau du portail.

C’est probablement l’une des meilleures anticipations que nous ayons faites : lorsqu’on ne connaît pas encore la technologie qui sera utilisée, prévoir un chemin disponible peut parfois être plus intéressant que d’essayer de deviner le câble dont on aura besoin dans dix ans.

Faut-il aussi revoir les points lumineux ?

Lors de notre rénovation électrique, nous avons beaucoup moins modifié les éclairages que les prises.

Dans la majorité des pièces, nous avons conservé les emplacements des luminaires déjà présents.

Nous avons néanmoins apporté quelques modifications.

Dans les salles de bain, nous avons ajouté une alimentation murale afin d’installer un éclairage au niveau du miroir.

Notre couloir, long d’environ six mètres, ne disposait quant à lui que d’un seul point lumineux central. Nous l’avons remplacé par deux points lumineux répartis sur sa longueur et commandés simultanément par les mêmes interrupteurs.

Nous avons également fait le choix de conserver principalement des suspensions plutôt que de multiplier les spots. C’était avant tout un choix esthétique qui correspondait davantage à nos goûts.

Ce que nous aurions pu mieux anticiper : les prises extérieures

S’il y a une zone où nous aurions probablement pu prévoir davantage, c’est l’extérieur.

Nous n’avons qu’une seule prise extérieure au niveau de notre terrasse.

Elle nous permet de brancher une plancha électrique, une friteuse ou ponctuellement de l’outillage. Pour aller plus loin dans le jardin, nous utilisons un enrouleur électrique.

Ce n’est pas particulièrement gênant dans notre usage actuel, mais avec le recul, quelques prises extérieures supplémentaires auraient été pratiques.

Concernant l’éclairage, nous avions en revanche conservé ou prévu des points lumineux au niveau des principaux accès : baie vitrée, porte-fenêtre de la cuisine, porte d’entrée et porte du garage.

Avec le recul, avons-nous prévu trop de prises électriques ?

Quelques prises sont très peu utilisées.

Celle derrière le canapé ou la deuxième prise située derrière le poêle à granulés auraient probablement pu disparaître sans que cela change notre quotidien.

Les prises du couloir ne servent que ponctuellement pour le ménage.

Mais globalement, nous avons très peu d’emplacements que nous considérons aujourd’hui comme réellement mal pensés.

Et surtout, nous n’avons pas rencontré de problème qui nous ferait remettre en cause la répartition des circuits réalisée par l’électricien.

S’il fallait retenir une erreur, ce serait plutôt l’inverse : à certains endroits, comme derrière la télévision ou à l’extérieur, quelques prises supplémentaires auraient été plus pratiques.

Ma méthode pour déterminer le nombre de prises lors d’une rénovation

Si je devais recommencer la conception électrique d’une maison, je suivrais pratiquement la même méthode.

1. Prendre connaissance des règles applicables au moment des travaux

Il faut comprendre les minimums demandés et les principales contraintes de l’installation.

Les fabricants de matériel électrique proposent notamment des guides permettant de rendre ces informations plus accessibles.

2. Faire un plan de la maison et positionner les principaux meubles

Pas besoin de connaître chaque détail de votre décoration.

Mais placer le canapé, la télévision, les lits, les principaux meubles et surtout la cuisine permet déjà de visualiser une grande partie des besoins électriques.

3. Lister les équipements qui seront branchés en permanence

Télévision, box Internet, électroménager, lampes, ordinateurs, aspirateur sans fil, robot aspirateur…

Cette étape permet de repérer les endroits où les minimums prévus risquent de ne pas correspondre à votre usage réel.

4. Positionner les prises en fonction de ces usages

Une prise bien placée est généralement plus utile que plusieurs prises mal positionnées.

C’est particulièrement vrai dans la cuisine, derrière le meuble TV, autour du lit ou encore dans un espace de travail.

5. Réfléchir aux besoins futurs

Volets roulants, photovoltaïque, borne de recharge, portail électrique, visiophone, réseau informatique…

Vous n’installerez probablement jamais tout ce que vous imaginez. Le but n’est donc pas de câbler toute la maison « au cas où ».

En revanche, lorsque vous identifiez un besoin futur crédible, une gaine vide bien placée peut vous simplifier énormément la vie quelques années plus tard.

Le bon nombre de prises dépend surtout de votre façon de vivre

Les minimums réglementaires constituent un point de départ utile pour concevoir une installation électrique.

Mais ils ne savent pas combien d’appareils vous allez installer derrière votre télévision, où vous rangerez votre aspirateur ou si vous déciderez un jour d’installer des panneaux photovoltaïques.

C’est donc en combinant les exigences applicables au moment de la rénovation, l’aménagement réel des pièces et une anticipation raisonnable des besoins futurs que l’on peut concevoir une installation adaptée.

Avec quelques années de recul, nous avons finalement assez peu de regrets sur notre installation. Quelques prises supplémentaires auraient été bienvenues derrière la télévision et à l’extérieur, tandis que deux ou trois autres ne nous servent presque jamais.

Et s’il y a une chose que je retiens de notre rénovation, c’est qu’il vaut mieux mener cette réflexion lorsque les murs sont encore ouverts.

Prévoir une prise, une alimentation ou simplement une gaine à ce moment-là est beaucoup plus simple que de découvrir son absence une fois la rénovation terminée.

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